
Tout juste le temps de finir de fêter l’anniversaire d’Aurélie… Il est minuit et nous voilà partie de l’appartement, pour prendre le métro direction Longueuil (après direction New York) !
On réalise pas trop qu’on part, on est un peu trop fatiguée, pour comprendre réellement ce qu’il ce passe réellement… Plus que 4h30 à tenir réveillée !
Première idée : Restez à attendre dans la gare des bus. A première vue, ça paraissait une bonne idée. Bon, c’est dommage, c’était sans compter sur le garde de sécurité qui nous a poliment demandé « Voulez vous sortir ?! » ah c’était pas une question en faite… Ok ok, on sort… merci?de rien?bienvenue? je sais pas… La politesse, la tournure de phrase et l’intonation (la fatigue) font qu’on a absolument pas saisi que c’était une affirmation. Que en bref ça voulais dire « dégagez d’ici, vous avez pas le droit d’être là ». Oh la courtoisie et la politesse québécoise, c’est beau et émouvant…
Après avoir erré 1h ou 2h. On vient à croiser un autre agent de sécu qui patrouille dehors : « Excusez moi, est-ce qu’il y a un endroit pour attendre un bus de nuit, un bar, un resto, un fast food, ouvert la nuit? (n’importe quoi avec 4 murs et un toit, moins glauque de les rues de Longueuil ?) « Oui … à 8 min a pied… » Parfait ! Nous voila prête à attendre dans un magnifique Tim Hortons (ouvert 24h sur 24h et 7 jours sur 7… aaahhhh… c’est tellement beau l’Amérique) …complètement vide dans une ville complètement vide.
Soit dis en passant, j’aimerais pas faire la job de la madame du Tim Horton, qui croise personne de la nuit… (à par des gens qui viennent squatter le wifi et le chauffage sans strictement rien commander qu’un cookie tout les 2 heures.) Bien que, on a pu constater, qu’il y a visiblement des parents qui viennent petit-déjeuner à 3h du matin avec leur 2 enfants… Parfaitement naturel. Comme tout droit sorti d’un film des années 90. Ce fut peut-être une hallucination collective…
Je tiens a remercier Tim Hortons pour son accueil et sa climatisation abusive donc on se serait bien passée… Fait plus chaud dehors, que dedans… 4h30 : le bus est là, nous voila enfin partie, on vas pouvoir enfin dormir…
(ça c’est ce que j’ai naïvement cru…)