« Land of Living Skies »
« Mais qu’es ce que tu vas faire en Saskatchewan, c’est les grandes plaines, y a personne et rien à voir… »

De Saskatoon à Battleford… Saskatchewan, me voilà Rhea m’attend avec une petite pancarte en carton à la main, marquée « Zohra », impossible de la rater. Elle s’est levée à l’aube pour venir m’accueillir à Saskatoon. Elle me fait visiter son village et le petit marché, je rencontre des Amish Allemand, c’est surréaliste je suis fatiguée mais visiblement c’est réel. Je ne pensais pas faire trois jours de bus pour rencontrer des Allemands au milieu du Canada. Rhea parle français, après trois jours de bus à parler (baragouiner) anglais, pouvoir entredre et parler dans ma langue maternelle, c’est apaisant… Elle parle vraiment beaucoup, elle me raconte toute l’histoire de Battleford. On est enfin arrivé à ce qui vas être ma maison pour un mois, je suis épuisée. Elle me montre ma chambre. Je peux enfin posé mon énorme backpack. La chambre est immense, tellement grande que j’en viens demander « où est-ce que je peux prendre une douche… » « Ah j’ai une salle de bain dans ma chambre… » « Merci… » Waw… Leur maison est gigantesque, une dirait un immense gâteau au chocolat et à la crème ou, d’un point de vue plus rationnel, un château. Dans les grandes pleines, forcement on la voit de loin, peu de maison sont aussi énorme. Neil, son mari construit des « cabane ». C’est lui qui à construit celle là, il me confiras « plus jamais un projet pareil trop grand, trop fou,… Mais qu’es ce qu’on ferais pas pour sa femme ». Je vais le suivre un jour à son travail, tant il a insisté pour que je l’accompagne. Son équipe est petite et ce ne sont que des canadiens (juste un turque s’est perdu là). Visiblement, l’immigration travail pas dans le bâtiment ici. Rhea est toute contente de m’avoir. Elle me présente à tout le monde comme « sa fille temporaire ». Elle a beaucoup eu de jeunes filles au pair anciennement, mais je suis sa première Wwoofeuse. Elle m’a dit qu’elle a fait du wwoofing avec sa fille quand elle était petite, et qu’elle en garde des merveilleux souvenirs. Elle vas souvent me raconté des épisodes de ses wwoofing au BC. Je vais m’occuper du potager. C’est la fin de la saison, il faut tout cueillir et tout déplanté. Patates, haricots, carottes, aneth, blé d’Inde… A Saskatchewan rien ne pousse vraiment, ou du moins, tout pousse mais tout petit. Ce n’est pas des arbres, mais des bonsaïs. Un jour elle me demande d’aller porter un seau d’eau à « l’arbre à cerise », je le cherche dans le potager, je ne vois rien. Confuse, je reviens la voir en disant que « je n’ai pas trouvé le cerisier. » « si si dans le coin au fond a droite, l’arbuste »… Ah oui, un cerisier d’un 1m50, je ne m’y attendais pas je dois dire, moi qui avait l’image du cerisier de mon jardin, c’est sur qu’on est pas dans la même échelle. Elle a ris « C’est un arbre de Saskatchewan, il finira par grandir, je fais ce que je peux ». La terre n’est pas très riche ici, elle ressemble à du sable brun. Des réfugiés syriens on été accueillis par le prêtre du village de North battelford (après avoir été jeter d’Europe). Les habitants sont ravies, les syriens on montés une petite communauté au centre du village, ils ont construit une « greenhouse », où il vendent des légumes. Ils ont des semences que les gens ne connaissent pas ici, les habitants sont ravis de découvrir de nouveaux légumes qui poussait pas avant en Saskatchewan. Je découvre un peuple qui aiment profondément l’immigration. Qui considère ça comme une richesse. On m’explique que le climat est très difficile dans cette province et qu’il faut alors ce soutenir. ,

Je me souviens d’avoir du brosser (énormément) de patates pour les laver et enlever la terre pour le diner. Je me souviens que les patates était beaucoup trop petites, parfois moins d’un centimètre. Saskatchewan et sa pauvre agriculture, tout les légumes sont en format mini. On vas souvent me répéter la difficulté de la province. Son coté aride et ses hivers difficiles.
Rhea m’a fait rencontrer une de ses amies Fransaskoise (les francophones natif de Saskatchewan, ou ce doux mélange entre québécois et anglophone). On vas boire un thé ensemble, son amie me propose que j’aille faire un exposé sur mon voyage et parler de mon pays aux élèves qui participent à son cours de français. Elle trouve interessant que les élèves puissent être confrontés à « mon accent belge » (pour ce qu’il en reste ou ce qu’il y en a eu). Me voila à parler de mon voyage et de mon parcours à des jeunes inconnus. Je vais avoir une surprise, quand je vais naïvement demander : « qui est belge ici ou d’origine belge. » Je pensais pas avoir des élèves qui lèveraient la main. J’ai découvert l’énorme immigration européenne du Canada. Et ce ne sera que le début. Saskatchewan est fortement allemande, ils y a quelques communautés amish. On vas m’expliquer que quand la guerre à éclater en Europe, les religieux persécutés on fuit l’Europe pour le Canada. D’où le faite que Saskatchewan est à 80% remplis de personnes croyantes (ça me fera tout drôle en comparaison avec le Québec qui a mis « la religion dehors »). Je vais rencontrer que des canadiens d’origine européenne, ce que je n’aurais pas imaginé avant d’arriver. Faut dire je suis partie sans vraiment me renseigner sur l’histoire canadienne. Je n’avais pas pensée que les « vrais canadiens » était ceux qu’on appelle là-bas « les autochtones », « les premières nations ». Les parents de Rhea vont m’invitez à dormir chez eux à Saskatoon pour me faire visite leur ville. Ils vont m’emmener au musée du Far Ouest. Un truc un peu kitsch avec des maquettes et une reconstruction de village à taille humaine de l’époque. Je suis visiblement chez les cowboys. Mais ce musée m’apprendra beaucoup sur l’histoire de la province, le père de Rhea parle énormément, il me racontera pleins d’anecdotes sur sa ville. Je vais découvrir la magie des plaines. C’était un travail bien solitaire. Seule au potager, seule à la maison… Mais je suis heureuse d’avoir découvert Saskatchewan… Une des plus belle province, surtout au niveau des gens…
Je découvrirai que les paysages de l’Alberta sont digne de carte portable (je pense d’ailleurs que dans l’imaginaire collectif quand on pense au Canada, on a l’image des lacs turquoises de l’Alberta)… Malheureusement certains habitants, eux, me laisserons un goût amer.
Anecdotes Saskatchewanaises :

Un couple d’anglophone : -« Quand on parle anglais, on a l accent québécois? » -« Non chérie, tu as juste l’accent pourri d’une anglophone essayant de parler français. »
Croisé une femme d’Alberta au find fond de Saskatchewan : -« Ah toi… tu es une francophone de Belgique visiblement !!! » – « Oui je sais mon anglais demande encore quelques amélioration… »
J’ai raconté qu’en Belgique on dit que : -« si tu montes sur une chaise tu peux voir la mer. » Ce à quoi on m’a répondu qu’en Saskatchewan on dit : « Si tu as perdu ton chien attend et tu le verra pendant deux jours courir au loin. »
-« C’est ça la Belgique ? » -« Euh non non, ça c’est Pays-Bas, Belgique, Luxembourg ». -« Ah ouais ?! C’est vraiment petit en faite ».
-« Vous parlez quelle langue en Belgique? » -« Français, Néerlandais, Allemand ». -« Na, mais je veux dire, quelle langue est officielle dans ton pays » -« … Les trois… » -« Ah ouais quand même… » (vous vous en sortez pas avec deux langues dans un pays immense… Imaginez la Belgique 3 langues pour un territoire minuscule ».
J’ai découvert qu’il pouvait neiger en septembre (et plusieurs fois même).
Que l’on fait du thé avec du basilic mauve (et que c’est vraiment très bon).
« Tu trouve pas que Nord Battleford ressemble à New York de nuit avec toutes ces lumières. »
-« Comment on dit Belge en anglais… Tu sais Canadien on dit Canadian ». -« Belgian… »