164 à 167 « Wild Rose Country » Une vision un peu trop communautaire en Alberta…

(Ceci est l’épisode que j’ai le plus de mal à écrire…) 
(Ceci ne représente que quatre jours de mon voyage mais j’en reste marquée…)

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Le jour même toujours aucune nouvelle de quand on vas venir me chercher à Calgary pour ma nouvelle aventure Workaway. Je fini par réussir à contacter Spencer par Whatsapp. Mahendra viendra me chercher à 14h avant d’aller à son travail me dit on. Il arrive à l’heure prévu, je me retrouve avec un petit homme d’origine indienne, très conviviale qui me parle de tout et de rien. On vas faire des courses au supermarché ensuite on vas chercher ses enfants a l’école. Il me présente ses enfants, me dit que dans sa culture on donne des noms familier aux membres d’une même communauté, il me demande quel age j’ai et me demande si ça me vas si sa fille m’appelle « tante ». Je trouve ça étrange, mais je le trouve rien à dire la dessus, après tout ne jugeons pas, c’est que le début d’un nouveau volontariat. Il me dit que c’est comme ça en Inde. Je me dis « pourquoi pas ». Après on vas chercher sa femme qui travaille à l’université. Elle me demande si je préfère aller voir le cours de danse de sa fille ou aller (encore) au supermarché avec son mari… Je choisi les cours de danse « of course… » Il nous dépose devant un lieu qui parait être un ancien appartement ou une ancienne fabrique en pas très bon état, il n’y a pas réellement de pancarte ni de logo. Un homme arrive et nous ouvre, Naomi me demande si j’ai déjà été dans un temple hindou. Je dis non… On se retrouve dans ce lieu pour le cours de danse qui ce révèle être un temple en même temps. Je regarde Noami « prier »… Je suis posé par terre pas vraiment à ma place. Le cours de danse commence bientôt… Le cours terminé, Mahendra revient nous chercher et il dépose sa femme à leur appartement avec les enfants. Pour finir nous partons enfin pour la communauté à Bragg Creek. On me présente les gens et lieu où je vais dormir. C’est une chambre avec un lit en hauteur (vraiment très haut) je ne suis pas ravie, mais bon je ne vais pas me plaindre ils ont mit les chauffages électriques car il n’y a pas le chauffage dans cette partie de la communauté. Ca fera l’affaire enfin je l’espère… On me précise aussi que la salle de bain ne fonctionne pas et que la toilette est à utiliser en cas extrême urgence… La salle de bain est disponible dans la première maison à l’entrée ou Mahendra vit. Ou il y a cuisine salle de bain… Bon ok…

43746897_10161243798280037_7135626135492100096_oCe que je m’apprête a vous raconter est une histoire de fou. Du moins pendant ses 4 jours, moi j’ai eu l’impression de basculer dans la folie. Je n’aimais pas ces gens et ils m’aiment pas. J’ai parfois le sentiment que mon voyage est digne d’un film de science fiction. Ou une mauvaise blague. C’est parfois trop gros pour être vrai. On vas me faire laver toutes les salles de bains toute seule, c’est a dire 8 salles de bain. Je ne vais pas vraiment apprécier ça mais je vais le faire sans broncher. Après tout j’ai l’habitude du volonesclavagisme.

44062877_10161247550280037_7604117577547120640_o Le lendemain. Un couple de bénévoles revient d’un petit road trip. On me les présente vaguement un type espagnol et une femme République tchèque. Ils vont recommencer toutes les salles de bains. Car « c’est mal fait, tu sais moi je suis vraiment perfectionniste ». Ce moment tu commences à trouver ton boulot ingrat et inutile. Chaque soirs Mahendra vas insister. Non tu ne rentres pas à ta chambre seule, tu dois êtres accompagné car il y a des animaux sauvage ici dans la forêt. Les moments de solitude sont rare.

44084642_10161251676140037_6252921394506498048_oPetit a petit je vais sentir l’étau ce resserré sur moi. Du « tu restes le temps que tu veux ». on est passé a « faut qu’on parle de tes plans futur et de quand tu comptes partir » en d’autre mot « tu dois partir et vite ». Toute façon je veux partir, je me sens mal ici ils me mettent mal alaise. Les cours du matin au soir pour définir ce qu’est la vie et le bonheur ou du moins ce que c’est pour eux. Je fini par me murer dans un silence. Pendant les cours Mahendra m’en veux car je n’écoute pas. Je fais croire que je ne comprends pas. Je vais répéter en boucle que je ne comprend pas l’anglais. Ce lieu m’angoisse. C’est décidé je pars. Je vais trouver le « chef » et lui dire. Ok je veux partir reconduisez moi à Calgary. Il ne discute pas. Ok je vais demander a ma femme si elle peut te reconduire elle revient bientôt. Là tu psychoses complément. Et si je ne pouvais pas partir d’ici. Et si sa femme n’avait pas envie de me reconstruire aujourd’hui. Je suis bloqué au fin fond de nulle part, dans la neige a plus d’une heure de Calgary… Autant dire que les transports en commun au Canada ce n’est pas leur fort. Donc je n’ai que la solution que eux me reconduisent. Cette journée je vas la passé à lire « A quoi rêvent les loups » de Yasmina Khadra. Plonger dans ma lecture les deux pieds sur mon backpack. J’essaye de passer le temps et d’oublier le monde qui m’entoure… Ca va traîner… Je ne vais être reconduit que le soir. Personne ne me dira vraiment au revoir. l’atmosphère est étrange. Juste Lukas ne comprend pas pourquoi je pars. Naomi essayera quand même de changer mon avis, en me disant que je parle bien anglais et qu’elle pense que je pourrais me plaire ici. Non non je veux partir. Je finirai par etre reconduit dans la nuit à Calgary. Vu l’heure ils auront l’amabilité de me conduire directement à mon airbnb. Lieu qui deviendra ma tanière et mon cocon.

Ce n’est que 4 jours dans un voyage de 8 mois. Mais parfois le temps n’a pas le même impact niveau de la durée. Ce sont 4 jours extrêmement difficile ou j’ai tout remis en question. J’ai eu peur.

Bref, je pense que j’ai passé très probablement 4 jours dans ce qu’on appelle une secte… 

« Moi, j’ai dit bizarre… bizarre ? Comme c’est étrange… Pourquoi aurais-je dit bizarre… bizarre… — Je vous assure, que vous avez dit bizarre. — Moi, j’ai dit bizarre ? Comme c’est bizarre… » 

  • Les GSM sont toujours mis en haut parleur, tout le monde doit entendre ta conversation. Que je m’isole pour téléphoner ferait mauvais genre.
  • Dormi dans le froid sans salle de bain. Et lui dors dans une maison chauffée avec cuisine salle de bain et toilette. Sous prétexte « qu’il faut vivre dans la simplicité ».
  • Chaque membre de la communauté représente un membre de la famille. Je suis la « tante ».
  • « Ton corps est un temple tu dois le respecter ».
  • L’épisode de ce pauvre chat errant enfermé dans une cage…
  • On te rappellera que tout ce que tu fais tu le fais mal. Tu recommencera tout en boucle. Humiliation.
  • « Tu sais Spencer avant il était perdu, il prenait beaucoup de drogue maintenant depuis qu’il est ici il a tout arrêter et il va mieux. Barbara fumait beaucoup, maintenant elle a arrêter. Elle est la depuis 3 mois et elle fait du bon travail, c’est la plus forte pour le nettoyage des Lodge. (Quel qualité de nettoyer à merveille…)
  • Barbara me dira : « Tu sais dormir dans le froid on s’habitue ».
  • Lukas me demandera : « Pourquoi tu veux partir d’ici c’est un endroit parfait.
  • Manger par terre. Trop épicé. Avec les mains. Végétarien uniquement Mahendra choisi les produit on peut pas manger ce que l’on veux.
  • « Mes cours de philosophie et d’harmonie sont gratuit pour tout le monde. Personne ne dois donner de l’argent pour ça c’est interdit. »
  • Il faut poser des questions. Mais on détournera les réponses.
  • Chacun doit avoir la même vision du bonheur.
  • Mahendra se considère comme un professeur. Il donne cours matin, midi et soir.
  • Mahendra est le seul a décider de qui fait quoi et qui dors où.
  • Il a déjà créé trois communautés du genre en Inde avec plus de 20 familles. Son but est de faire pareil au Canada. Valeur spirituelle, bien être, nouvelle éducation, nouvelle alimentation. Il dit qu’il est la pour commencer la communauté Spencer prendra en charge la communauté quand lui partira pour en créer une autre ailleurs.
  • Au Canada, c’est la liberté de tout les cultes. Philosophie ou dérive sectaire ?
  • Les gens sont trop heureux pour être honnête. Un jour Barbara vas renverser son café brûlant sur elle. Et vas être prise d’un fou rire pendant un demi heure.
  • Je vais vite comprendre que le Canada est un lieu idéal pour les « communautés spirituelles » car il y a des grandes étendue vide et sans personne on ne peut pas tout contrôler. Ajouté à ça la liberté du culte c’est parfait.
  • Chaque cours matin midi et soir. Je vais entendre les mêmes choses répétées en boucle. Les gens de la communauté récite ça par coeur tous en même temps.
  • Le mot communauté est beaucoup utilisé en anglais, et normalement pas pour quelque chose de péjoratif. Le mot est aussi beaucoup utilisé en français au Québec. Moi ce mot… Je peux plus l’entendre… Ma Belgitude l’entendra toujours comme du communautarisme.

J’ai l’envie de finir ce texte par quelque chose de positif. Un moment qui m’aura fait sourire dans cet endroit pleins de mauvaise onde… Un homme vas me demander en anglais où est Naomi. Parlant pas bien anglais je vais le conduire jusqu’à Mahendra pour qu’ils se parlent. Pendant qu’on marche on aura une discussion qui m’aura bien fait rire (cette conversation se déroule au début en anglais) :

L’homme : « Ca fait combien de temps que tu as quitté l’Allemagne…. »

Moi : « Euh… je ne suis pas allemande, je suis belge… » (Je savais que j’avais un mauvais accent anglais… Mais je ne pensais pas avoir un accent allemand sur mon anglais…)

L’homme (perplexe) : « Vous parlez quelle langue en Belgique ??? Wallonia ???

Moi : « non français… »

L’homme : « Ahhhhhh biiiinnnn voyons dooooonnn  tuuu parles tuuuu donnnnc francaiiiis….Moi j’suis quebecois… »

Je rencontrerai le Québec partout au Canada… Le Canada, le pire pays pour essayer d’apprendre l’anglais, toujours quelqu’un avec qui discuter en français…