Day 173 to day 174 : « Deux jours de train. De Edmonton à Vancouver. ‘Beautiful British Columbia’, me voilà ! »

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Me (re)voilà à la gare de Edmonton. Je la retrouve. On s’est déjà rencontrée en bus, quand je suis arrivée en Alberta. J’y ai déjà passé trois heures à errer dans cette (magnifique?) gare dans le passé. Katie m’a déposé à la gare en voiture, adorable jusqu’au bout. Juste le temps de lui dire au revoir et de la remercier pour tout. Je reprend mes bagages et m’engouffre dans cette petite gare peut commode. J’aperçois par la fenêtre le train sur le quai. Une espèce de grosse boite en aluminium, un train d’un autre siècle. On le dirait tout droit sorti d’un film… Ça explique qu’il faille deux jours de route, juste pour aller à Vancouver… Un homme vêtu de noir arrive tout sourire, il fait un appelle pour les gens qui prennent le train. « Les première classe, les vieux, les familles, les groupe de trois, deux, un… Tout le monde… Ah! ça c’est moi. Mon dieu… il parle en français aussi. Comme ça me fait bizarre d’entendre parler ma langue. Chargé comme un mulet, j’ai eu la merveilleuse idée garder mon gros backpack avec moi dans le train. On est jamais assez prudent. Me voilà à déambuler le long du quai pour trouver où je dois monter. J’ai pris un billet ultra économique … Je m’attend au pire … Vas-t’il y avoir des sièges? … Après être arrivée en tête de train, et après avoir demandé mon chemin à littéralement tout le monde, j’arrive en face de ce que je pense être le conducteur. Je lui demande confirmation: « Es-ce bien ici la classe économique ?… » (dans mon anglais approximatif)… Il me répond dans un français parfait avec un fort accent québécois. « Bin non… vous z’êtes trompé, c’est le premier wagon d’où vous venez, je m’excuse ». Son accent me fait sourire, le québécois m’avait manquait. Je ne sais pas être fâchée… Et toute manière à quoi bon… Je tente d’accélérer le pas… Le train vas bientôt partir… Ma tentative est vaine, le voir les gens me dépasser de toute part… Le stress monte, que le train parte pas sans moi, me laissez pas ici. Retour au début, je monte dans le train. Agréablement surprise. Je choisi un siège coté fenêtre. Je place mon bagage au dessus de ma tête. Du moins… Je tente de faire ça seule pendant 20 minutes, avant qu’on viennent m’aider.  Les sièges sont réellement confortables et larges… Beaucoup mieux que l avion (beaucoup mieux que le bus, ça va de soi). Je suis ravie. J’installe toute mes affaires, sort ma lieuse et m’installe confortablement. La contrôleuse passe, je donne mon billet. Elle écrit sur un papier des chiffres et des lettres. Je fini vite par comprendre qu’elle ma attribuer les deux sièges… Quelle de chance! La première (et la seule…) halte arrive vite… J’ai deux heures dans le fabuleux village de Jasper… Je sors mais reste en face de la gare. Beaucoup trop peur de rater le train et de voir mon bagage partir seul à Vancouver. Pi ici les trains… Y en a vraiment pas beaucoup… Je passe un agréable voyage. Emerveillée comme un enfant par les superbes paysages. Le conducteur commente le paysage en anglais et en français. C’est magnifique, on traverse le parc national de Jasper…

Je dors relativement bien allongée sur mes deux sièges, le seul réel soucis sont les vas et viens des gens la nuit, les arrêts dans des gares. Pi cette lumière qu’on éteint jamais, j’avoue que j’avais pas prévu ça. Mais dans l’ensemble c’est l’un de mes plus belles expériences ici, ce serais à refaire, je le refait et je prendrais le train depuis Toronto pour aller Jusqu’à Vancouver, c’est incomparable fasse à met trajets en bus… Mais revenons sur terre, le deuxième jour, quelques part dans l’après midi, j’entends les gens dire que la dernière fois qu’ils ont prit le train, ils ont eu 4h de retard. Un autre surenchéri « tu as de la chance, moi c’était 8h »… Cela fait relativiser sur les retards de notre cher SNCB, à coté de ça VIARAIL c’est autre chose, il n’y a pas des trains tout les jours, et les horaires sont là un peu pour décorer. Je commence à devenir anxieuse, sur le billet il est effectivement marqué que l’heure d’arrivée est approximative, que viarail n’est pas responsable en cas de retard. Ce n’est pas des plus rassurant. Je suis dans un train sans wifi et sans cellulaire, au plein milieu d’un forêt canadienne, c’est le rêve mais… Je ne sais pas où on est, ni combien de temps il nous reste. Et je sais que mon trajet d’arrivée est compliqué. Je dois enchaînée beaucoup de transports et prendre un ferry pour aller jusqu’à Victoria. Les gens me stress « tu n’y arrivera jamais, y a pas de ferry toute la soirée tu sais! »… « I know… But… I have no choice… »

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Me voilà arrivée avec deux heures presque trois heures d’avance à la gare de Vancouver, la chance est décidément avec moi… Je sors de la gare, le soleil brille, dix ou quinze personnes fument et dansent sur une chanson de Bob Marley dans un carré d’herbe devant la gare, ah oui…C’est vrai… La légalisation… J’ai les jambes un peu engourdie d’avoir passé deux jours dans un train… Je suis chargée mais pas l’temps de niaiser… Direction Victoria… Un train aérien, un bus et un ferry plus tard…

Bonsoir Victoria…