Day 1 to Day 60 : « Bootmakers Workshop, Wincanton, UK : The middle of nowhere ».

La fin d’une aventure, le début d’une autre. Mon retour en Europe. »

Quelle sensation étrange… Me voilà assise dans un siège d’avion, coté hublot, direction Calgary, ensuite direction Londres… Direction l’Europe (ou le Brexit, au choix)… Le coeur serré, je quitte le Canada après huit mois à travers le pays. Triste et heureuse à la fois, mes émotions se bouleversent, se mélangent. Je ne sais pas quoi pensé, je fais le tri… Enfin j’essaye, c’est pas si simple. Je suis un peu anxieuse quant au Workaway en Angleterre. Ce site ne m’as jamais vraiment réussi. Mais j’ai envie de lui laisser encore une chance. J’ai envie de croire que ce sera différent… J’ai envie de croire que les gens sont toujours différents et qu’il ne faut pas faire de généralisation…

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J’ai participé à ce volontariat pendant deux mois. Je ne suis jamais restée aussi longtemps dans un même endroit, depuis des mois. Le projet s’appelle « Bootmakers Workshop ». Le travail assez diversifié consiste à s’occuper de la pizzeria, du café et du workshop. Le Workshop étant le projet principale. Un lieu de création pour enfant et adulte. Notre équipe se compose de 8 personnes de pays différents (Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, Argentine, Guatemala, Mexique, Espagne, Allemagne, Italie,…). On vit tous ensemble dans une vieille maison à 5 minutes à pied du travail. La cohabitation est pas toujours facile et les premiers jours seront un peu périlleux, le voyage en avion et le décalage horaire me pèse sur l’esprit. Avoir vécu si longtemps seule et me retrouvée d’un coup a devoir vivre et travailler avec une équipe, c’est compliqué. Ici je m’appelle définitivement Zowa.  Finalement, après tant de temps passé dans le Canada anglophone, je fini par m’y habituer. Et même apprécier cette version de mon prénom. Au Canada, j’étais face à l’océan, en Angleterre, me voilà maintenant face à une petite rivière. Le décalage est grand, la grisaille anglaise…

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Je n’ai pas vraiment grand chose à dire de ce volontariat. On peut dire, qu’il s’est bien passé dans l’ensemble. Que la première team était comme une famille. La deuxième était plus compliquée, plus dysfonctionnelle, plus jeune, moins solidaire. Interessante, mais trop différente de mes valeurs. Beaucoup de discutions interessantes sur les différences de culture. Beaucoup jeu de carte et de pictionnary (quoi de mieux pour apprendre l’anglais que faire deviner un mot donc tu n’es pas sur de la signification). J’aurais connu les différences de cultures, en passant des tacos à la lasagne. Je suis définitivement une « hard worker », ça aura du positif et du négatif, je deviens très polyvalente. « J’apprend vite, c’est vrai. Je n’ai pas de limite, c’est vrai aussi. Et j’ai compris ce qu’était le surmenage. » (j’ai appris à dire non…) Cette expérience de deux mois m’a permis de pouvoir m’exprimer en anglais, les débuts étaient rude, je parlais plus avec les mains qu’avec des mots. Les tentatives de mettre un accent anglais sur des mots français (étonnament cette technique marche dans 80% des cas). Maintenant ça y est, je comprends et je parle anglais… Ma honte est passée, dans un univers où personne ne parle, ni ne comprend le français, je n’ai pas eu d’autres choix que de m’adapter. Pas de place pour la honte quand tu as besoin de t’exprimer…

Divagations Wincantoniennes :

-Je ne pensais pas faire une overdose de pizza. j’ai plus envie de pizza pour les trois prochains mois au moins… Si pas plus.

-Me parler plus de kokodama, d’oeuf dragon, de tutu, de collage, de pompons. Tout ça c’est fini avant un moment…

-Un « day off » hors du temps : faire un pique nique en plein hiver dans une prairie avec les moutons. La visite d’un temple un peu trop mystique pour moi à Glastonbury (les sectes, c’est bon j’ai donné). Mais la ville en soi m’as bien plus.

-« You look so different » Les anglais curieux découvre un guatémaltèque.

-« You are a social butterfly ».

– Faire du stop direction Glastonbury, Wells, Bath. 

– Ce climat belge qui me manquait pas. « L’Angleterre c’est un peu comme le climat belge, non ? » Oui… Je suis effectivement pas venu pour ça…

https://bootmakersworkshop.wordpress.com (obligée de vous partager un de mes projets : le « site/blog » que j’ai créé pour le lieu pendant mon séjour…) 

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On est début mars, je rentre bientôt en Belgique, mon esprit à du mal à le concevoir, mais j’y pense non stop. Je suis en Angleterre depuis deux mois et une partie de moi est restée au Canada, elle n’est pas encore revenue. L’excitation et l’inquiétude se mêle, bientôt le retour au pays. Fin février, pleins d’angoisses de rentrer en Belgique sans réel projet, je vais postuler une vingtaine de volontariat sur « European Solidarity Corps ». A ma surprise le site marche mieux que ce que je ne pensais. Me voilà avec 4 entretiens vidéo. Moi qui n’avais pas de projets, voilà que la Lettonie, la France, l’Italie, la Finlande, l’Ukraine,… M’envoient des messages. Quatre projets en Finlande vont m’accepter, j’ai l’embarras du choix. Un projet se démarque, travailler pour un centre de jeunesse en Laponie.  J’accepte ce projet, heureuse mais incertaine. Je ne suis même pas encore rentrée chez moi que je repars déjà. On est le 5 mars et je viens de découvrir dans ma boite e-mail un billet d’avion pour Helsinki. Je pars le 1er mai 2019. Maintenant, c’est vraiment vrai. C’est la fin d’une aventure, mais déjà le début d’une autre… Quoi de mieux que la ville du Père Noël pour apprécier l’hiver ?! 

« Ah, je ne vous avais pas dit ? … Je pars en Finlande. »

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