Jour 83 : Autres choses : La Liberté et l’Art.

Une nouvelle journée New-Yorkaise commence. Tout juste le temps d’engloutir le petit déjeuné… C’est exactement à ce moment là que j’ai découvert à quel point l’écologie est compliquée aux Etats-Unis… Vraiment… Petit déjeuné dans des assiettes en plastiques, avec des couverts en plastique et des verres en plastique… N’y a t’il pas de laveuse ici ? L’eau coûte t’elle si cher?  Est-on dans un pays aride ? Ok, ok, j’arrête mon cynisme…

Mais c’est quand même le Pays du Plastique…

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Après avoir failli raté le bus pour partir en ville (incident échappé de justesse)… Direction le bateau pour aller voir la statue de la liberté (ça reste un symbole de New -York… Comment y échapper…). La croisière est pas si longue, on aperçoit les grattes ciel de New York au loin… On fini par arriver proche de la statue… La scène devient amusante, peut être même plus intéressante que la statue en soi. Je vois les gens s’agglutiner devant la rambarde pour se prendre en photo devant la statue, je peux apercevoir la statue entre un nuage de cellulaires et de tablettes… Strange World…

S’en suit la visite du MoMa, ce gigantesque musée sur 4 étage (peut être plus, je ne me souviens plus, l’extravagance à l’américaine, même pour l’art, rien n’est petit ici). Que de belles toiles, photos, peintures, dessins… Je suis émerveillée comme une enfant… Les plus grands artistes y sont réunis. J’ai l’impression de retourner en l’espace d’un instant dans un de mes nombreux cours d’histoire de l’art. (J’imaginais la toile « la danse » de Matisse beaucoup plus petite, merci le mirage d’internet). On arrive dans une autre salle, on aperçoit un attroupement de 30 personnes devant un pend de mur, pas besoin de voir la toile, pour deviner devant quoi les gens se bousculent… Non, non, ce n’est pas la Joconde… Mais « la nuit étoilée » de Vincent Van Gogh … (Penses-tu que ces gens connaissent les autres oeuvres de Van Gogh ? Connaissent-ils réellement l’artiste ? Ou se disent-t’ils juste que c’est la star de l’histoire de l’art, pi qu’il faut absolument faire une photo devant la toile pour immortaliser cet instant unique). Scène étrange… Je pense que je ne comprendrais jamais les gens qui se photographient devant des tableaux ou monuments célèbres (ou pas célèbre d ailleurs)… Drôle d’humains.

De retour à l’hôtel. Demain c’est déjà le dernier jour… Je me sens entre deux eaux : l’envie de rester plus longtemps et l’envie de rentrer car l’agitation de cette ville immense est fatigante pour moi… Trop de monde, trop de bruit… On dirait une fourmilière !

Jour 82 : « Dans l’autre Amérique, j’ai l’impression de me balader dans les décors d’un film. »

 

… Surprise, à peine après avoir posé une demi fesse sur le siège du bus. « Au faite vas falloir remplir la carte verte pour la douane américaine pi faut faire ça vite, la douane est dans moins d’une heure… (Et dans le noir, sur les genoux, dans un bus sur des routes québécoises aussi belles que les autoroutes en Wallonie).

Challenge : remplir un visa lisiblement en anglais (car c’est bien marqué en gros et en gras qui faut écrire bien lisiblement!!!). Tenter de ne pas me tromper dans mes prénoms (oui, oui, j’en suis à ce stade là)… Ma date de naissance (5h du matin sans avoir dormi, tout est possible!).

Après 40 pauses (tu as cru que tu allais dormi paissiblement après la douane… Et bah non ! Toutes les 2h, on vas faire une pause, te tirer de ton sommeil et t’obliger à sortir du bus tel un zombie). 8h de bus plus tard, nous voilà arrivée à New York (ce moment là, imaginez vous une belle musique clichée sur New York pis les gens du bus qui chante à tue-tête… On échappera à rien durant ce voyage).

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Je ne sais où regarder. Trop de choses à voir. Trop d’immensités. On vas visiter Central Park. Parait-il que, les appartements les plus cher à New York, sont ceux devant et proche du parc. Car c’est la seul coin de nature de la ville… (c’est cocasse quand même… Rasez la nature, reconstruire artificiellement un parc immense, puis louer des appartements hors de prix à coté). Balade dans la ville de New York. Découverte de Time Square, j’ai l’impression de marcher dans les rues d’un film. Empire State Building… (c’est sûr, à coté de ça, le Mont Royal peut aller se rhabiller).

Je suis émerveillé et en même temps complètement écrasée par l’immensité du lieu. Bouleversée par le monde qui grouille dans les rues. Mais… Quelle ville photogénique… Je comprend pourquoi tant de photographes on arpenté ses rues, leur appareil à la main.

Fin de la journée, épuisée après une journée de 48h, on arrive enfin à l hôtel… Je n’ai jamais dormi dans une chambre aussi grande… Dans un lit aussi grand… Pi après une nuit blanche… Quelle étrange sensation. Mais quel bonheur

C’est risible d’arriver avec son sac-à-dos et ses chaussures de randonnée dans un hôtel 4 étoiles (Un soucis de cadre vous dites ? mais nonnnn…)

Jour 81 : « Est-ce que vous voulez sortir ?! » (d’une culture à l’autre…)

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Tout juste le temps de finir de fêter l’anniversaire d’Aurélie… Il est minuit et nous voilà partie de l’appartement, pour prendre le métro direction Longueuil (après direction New York) !

On réalise pas trop qu’on part, on est un peu trop fatiguée, pour comprendre réellement ce qu’il ce passe réellement… Plus que 4h30 à tenir réveillée !

Première idée : Restez à attendre dans la gare des bus. A première vue, ça paraissait une bonne idée. Bon, c’est dommage, c’était sans compter sur le garde de sécurité qui nous a poliment demandé « Voulez vous sortir ?! » ah c’était pas une question en faite… Ok ok, on sort… merci?de rien?bienvenue? je sais pas… La politesse, la tournure de phrase et l’intonation (la fatigue) font qu’on a absolument pas saisi que c’était une affirmation. Que en bref ça voulais dire « dégagez d’ici, vous avez pas le droit d’être là ». Oh la courtoisie et  la politesse québécoise, c’est beau et émouvant…

Après avoir erré 1h ou 2h. On vient à croiser un autre agent de sécu qui patrouille dehors : « Excusez moi, est-ce qu’il y a un endroit pour attendre un bus de nuit, un bar, un resto, un fast food, ouvert la nuit? (n’importe quoi avec 4 murs et un toit, moins glauque de les rues de Longueuil ?) « Oui … à 8 min a pied… » Parfait ! Nous voila prête à attendre dans un magnifique Tim Hortons (ouvert 24h sur 24h et 7 jours sur 7… aaahhhh… c’est tellement beau l’Amérique) …complètement vide dans une ville complètement vide.

Soit dis en passant, j’aimerais pas faire la job de la madame du Tim Horton, qui croise personne de la nuit… (à par des gens qui viennent squatter le wifi et le chauffage sans strictement rien commander qu’un cookie tout les 2 heures.) Bien que, on a pu constater, qu’il y a visiblement des parents qui viennent petit-déjeuner à 3h du matin avec leur 2 enfants… Parfaitement naturel. Comme tout droit sorti d’un film des années 90. Ce fut peut-être une hallucination collective… 

Je tiens a remercier Tim Hortons pour son accueil et sa climatisation abusive donc on se serait bien passée… Fait plus chaud dehors, que dedans… 4h30 : le bus est là, nous voila enfin partie, on vas pouvoir enfin dormir…

(ça c’est ce que j’ai naïvement cru…)

Jour 80 : D’une ville à l’autre, d’un pays à l’autre, de Montréal à New-York

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Je me suis achetée une nouvelle carapace, une nouvelle maison sur mon dos. La tortue est enfin prête à partir aux Etats-Unis d’Amérique. Départ prévu : demain à 4h30 du matin. Excitée et anxieuse à la fois. En partance pour découvrir une nouvelle ville et un nouveau pays.

Vais-je passer la douane américaine sans soucis ? Vais-je comprendre leurs questions? Tant de stress.

Départ prévu à Longueuil à 4h30 du matin, ça va être dur, la nuit (matinée?) vas être longue…

Jour 67 : Calvaire Caniculaire (d’une saison à l’autre, d’un excès à l’autre)

Découverte du Montréal caniculaire :

36475767_10160818736600037_6939215747742695424_oAprès 4 jours de canicule à +40° (ressenti +4500°), à chasser la moindre zone d’ombre, le moindre lieu avec un climatiseur (j‘vais vivre dans la buanderie en bas de chez moi y a la clim, j’aurais qu’à faire semblant d’attendre une machine qui ne fini jamais), ou les ventilateurs se vendent à prix d’or car en rupture de stock partout, à dormir collée à une bouteille d’eau surgelée (et c’est même pas une métaphore…)

Checker la température heure par heure en espérant désespérément la voir soudainement descendre d’un coup. (Faux espoir! la nuit aussi il fait trop chaud et ça ne ce rafraîchi pas vraiment). Je manque d’air ! 

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Apres avoir du coller des glaçons à mon gsm pour qu’il charge, car il surchauffait, impossible de le charger, ni même de le toucher à vrai dire. Le moindre degré de moins est un festival de la joie. (dire que il fait 40 degrés… Et que dans 6 mois il fait -40… Au secours, pays des extrêmes… J’essaye d’ailleurs de me le rappeler a chaque fois que je me dis que j’ai trop chaud).

Ce soir normalement c’est l orage et la fin du calvaire caniculaire.