« … Et puis quelqu’un te tend la main quand tu ne t’y attend plus, et t’aide à te relever. »

J’ai booké un airbnb en dernière minute, il fallait que je parte de ce workaway de fou à tout prix. Arrivée à 22h. L’accueil est tout autre, la femme est adorable. Je suis chez un couple originaire de Slovaquie. J’explique à la femme en deux mots ce qui met arrivée… Et ce pourquoi je suis un peu déboussolée. Je me réveille le matin (midi?!) j’ai bien dormi, mon esprit est un peu engourdi, toujours en état de choc. « Que vais-je faire, Où vais-je aller? » je n’avais prévu aucun plan bis, rien et pensais rester là-bas pendant un ou deux mois. Pourtant en trois jours c’était plié, fallait que je parte absolument. Le monde extérieur m’oppresse. Cette aventure Workaway était vraiment désastreuse et ma fortement atteinte, me sens affaiblie. Suzanna est adorable, elle m’offre un repas pour le midi, et ça va de venir un rituel, elle m’offre repas, smoothie, thé et tout ce qu’elle peut. Elle a remarqué que je ne suis pas dans mon état normal. On parle beaucoup…

Elle finira par me raconter qu’elle a aussi fais des volontariats en tant que jeune fille au pair. Et que ça s’est mal passé pour elle. On vas beaucoup discuté sur la notion de bénévolat et sur le faite que les gens profite et ne sont pas honnête. Elle me dit : « il ne faut pas travailler gratuitement et vivre chez les gens, car 80% vont te prendre pour une esclave à porter de main. Tout à un prix ici. » (Comme j’aimerais lui donner tord… Mais a t’elle vraiment tord au fond…) Elle me demande pourquoi je ne travaille pas alors que j’ai un permis de travail. Mon excuse parait un peu plate : « Je veux voyager et j’aime les bénévolats normalement. Je ne parle pas bien anglais« … Elle me répond que : « je parle bien anglais, que si je voyais certains travailleurs, je comprendrais que mon anglais est clairement meilleur. Qu’elle non plus ne parlait pas bien anglais quand elle est arrivée. Ce n’est qu’à force de vivre ici qu’elle s’est perfectionnée. » Normalement je devais passer deux nuits chez elle et son mari. Je fini par rester quasi une semaine chez eux. Je vais écumer workaway, wwoofing et helpx… Je vais essuyer énormément de refus. Plus de place nulle part… « Que vais-je faire? » Je regarde le prix des appartements à Calgary. Impossible. Beaucoup trop cher. Je fini par prendre une décision. Calgary ce n’est pas fait pour moi, il faut que je quitte l’Alberta! C’est décidé, je pars. Je vais réserver un bus pour Edmonton. Et un train pour Vancouver. Je le fais un peu sur un coup de tête, mais pas tant que ça. Je me rend compte que j’aurais plus de possibilité en Colombie Britannique. Peut-être était t’il temps de continué la traversé du pays et continuer mon périple. Il faut que je parte d’ici, l’aventure doit continuer. J’ai entendu dire que le trajet en train dans les rocheuses et le plus beau du Canada… (Je ne vais vraiment pas être déçue). Je me laisse tenter.
Dans un rêve un peu fou, au début de mon voyage je voulais traverser le Canada. Mais je ne pensais pas réellement le faire. Trois mois avant c’était inimaginable, j’étais partie pour faire tout mon voyage au Québec et à la limite passer un petit peu en Ontario (Ottawa et Toronto) mais ça s’arrête là. On pousse ses limites toujours plus loin…

Aucun train ne part de Calgary et de plus aucun train avant vendredi matin. Ce n’est grave je vais prendre un Airbnb à Edmonton poche de la gare pour jeudi soir. Katie, mon hôte airbnb travail, mais elle m’as dit que je pouvais déjà venir à son appartement l’après midi et poser mes affaires. J’arrive à l’appartement. Impossible de me connecter à internet. Moi qui ai eu des ennuis récemment ça tombe mal, je ne peux pas prévenir que je suis bien en vie et arrivée à Edmonton. J’abandonne je peux rien faire, je ne vais pas me battre avec ce modem. Je m’avoue vaincue et me pose sur le lit pour lire un livre. Je ne m’attendais pas à une pareil rencontre. Encore un coup de coeur. Après ces gros coups durs cela fait du bien. Je récupère foi en ce voyage. Les gens ne sont donc pas tous crapuleux… Je tombe sur Katie, une canadienne d’origine hollandaise totalement adorable, elle m’offre une bière et on vas discuter toute la soirée dans mon mauvais anglais. Comme c’est étrange depuis le début de mon périple j’ai l’impression de croiser que des canadiens d’origine européenne… « Ou sont-t’ils les canadiens? » Je ne passe qu’une nuit chez elle, mais ce fut une très belle rencontre. Je pars dormir tôt, un long voyage m’attend. (Et en plus de ça, le lit est merveilleusement moelleux… Je vais dormir merveilleusement bien…)

Demain direction Vancouver…

Ce que je m’apprête a vous raconter est une histoire de fou. Du moins pendant ses 4 jours, moi j’ai eu l’impression de basculer dans la folie. Je n’aimais pas ces gens et ils m’aiment pas. J’ai parfois le sentiment que mon voyage est digne d’un film de science fiction. Ou une mauvaise blague. C’est parfois trop gros pour être vrai. On vas me faire laver toutes les salles de bains toute seule, c’est a dire 8 salles de bain. Je ne vais pas vraiment apprécier ça mais je vais le faire sans broncher. Après tout j’ai l’habitude du volonesclavagisme.
Le lendemain. Un couple de bénévoles revient d’un petit road trip. On me les présente vaguement un type espagnol et une femme République tchèque. Ils vont recommencer toutes les salles de bains. Car « c’est mal fait, tu sais moi je suis vraiment perfectionniste ». Ce moment tu commences à trouver ton boulot ingrat et inutile. Chaque soirs Mahendra vas insister. Non tu ne rentres pas à ta chambre seule, tu dois êtres accompagné car il y a des animaux sauvage ici dans la forêt. Les moments de solitude sont rare.
Petit a petit je vais sentir l’étau ce resserré sur moi. Du « tu restes le temps que tu veux ». on est passé a « faut qu’on parle de tes plans futur et de quand tu comptes partir » en d’autre mot « tu dois partir et vite ». Toute façon je veux partir, je me sens mal ici ils me mettent mal alaise. Les cours du matin au soir pour définir ce qu’est la vie et le bonheur ou du moins ce que c’est pour eux. Je fini par me murer dans un silence. Pendant les cours Mahendra m’en veux car je n’écoute pas. Je fais croire que je ne comprends pas. Je vais répéter en boucle que je ne comprend pas l’anglais. Ce lieu m’angoisse. C’est décidé je pars. Je vais trouver le « chef » et lui dire. Ok je veux partir reconduisez moi à Calgary. Il ne discute pas. Ok je vais demander a ma femme si elle peut te reconduire elle revient bientôt. Là tu psychoses complément. Et si je ne pouvais pas partir d’ici. Et si sa femme n’avait pas envie de me reconstruire aujourd’hui. Je suis bloqué au fin fond de nulle part, dans la neige a plus d’une heure de Calgary… Autant dire que les transports en commun au Canada ce n’est pas leur fort. Donc je n’ai que la solution que eux me reconduisent. Cette journée je vas la passé à lire « A quoi rêvent les loups » de Yasmina Khadra. Plonger dans ma lecture les deux pieds sur mon backpack. J’essaye de passer le temps et d’oublier le monde qui m’entoure… Ca va traîner… Je ne vais être reconduit que le soir. Personne ne me dira vraiment au revoir. l’atmosphère est étrange. Juste Lukas ne comprend pas pourquoi je pars. Naomi essayera quand même de changer mon avis, en me disant que je parle bien anglais et qu’elle pense que je pourrais me plaire ici. Non non je veux partir. Je finirai par etre reconduit dans la nuit à Calgary. Vu l’heure ils auront l’amabilité de me conduire directement à mon airbnb. Lieu qui deviendra ma tanière et mon cocon.



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