Un regard monumental sur un détail insignifiant

Le premier cliché a été pris le 27 octobre 2017, le dernier aujourd’hui.
Un voyage dans une image carrée qui immortalise l’instant d’une journée dans le monde. Un mot, une phrase. C’est le bruit des images incessantes par lequel on est entourées dans la vie de tous les jours. Une multitude d’informations, dont on perd l’unité et le détail. Une chronologie des territoires traversés. Des instants de vie. Macro ou micro ? On garde une trace. On immortalise l’instant. Des souvenirs, des pensées. Un fil chromatique qui se poursuit dans l’image. Une langue liée à un territoire, des mots, des phrases qu’on entend, qui nous marquent : « La maison de lumière ». Et parfois, on n’a pas les mots.
Des rencontres animales, végétales, humaines. Des événements, des émotions. La traversée du miroir, l’écran nous apprend à mieux regarder autour de nous. On s’attache aux détails dans un territoire restreint. Chaque jour, les perspectives changent et on les redécouvre. Le temps passe, les saisons, les années.
C’est un questionnement sur le territoire, une traversée. Une question de moyen de locomotion, de frontière. Une réflexion sur l’écologie, c’est trois jours dans un bus pour traverser un territoire. Le décalage horaire défile en douceur. Les impacts sociaux des choix politiques ou économiques, le bus pourquoi, pour qui ? On s’adapte. Le mélange de cultures qui s’assemble, qui se ressemble, mais ne se rassemble pas toujours. Un problème de communication, un questionnement sur l’identité, le métissage, hybridation. Bouillon de culture ou culture universelle ?
La liberté, un chemin photographique. L’image comme moyen de communication universel ? Des symboles. L’évolution d’un regard à travers le temps, l’endroit. Le décompte des jours avant un départ, ou un retour. L’identité multiple. Une présence insignifiante dans la grandeur du monde. L’identité caméléon, on se perd, mais on découvre, on redécouvre. Apprivoiser ce qui nous entoure, l’adaptation culturelle, linguistique, temporelle. L’univers, lui est en perpétuel changement. Mettre une image sur un instant, des mots sur un ressenti.
Choisir l’instant et choisir les mots. Ce sont des paysages souvent vides qui pourtant ont été traversés des milliers de fois. C’est l’anonymat, une identité qui se reflète, une introspection photographique.
Le voyage extraordinaire n’est pas spécialement au bout du monde. Si on ouvre les yeux, il est là, devant nous à chaque instant.
Quelques compositions :


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