Quand le Nord rencontre le Sud

J’avais envie d’écrire ma rencontre avec ce que j’appelle maintenant ma meute. Francesco et Woody. Vous les connaissez déjà, mais connaissez vous leur histoire ?

Francesco, ma plus belle rencontre finlandaise, rencontrer un italien en Finlande, ça à le mérite d’être incongru, et pourtant… Je suis tombé en amour, commencé une relation, dans la ville du père noël, en ayant un anglais plus que basique. (Apprendre l’anglais au Canada qu’ils disaient, ou commence voyagé a travers tout un pays a voir des grands sourire sur les visages te parler dans un quebécoisanglofrançais plus que bancale partout ou tu mets les pieds, jusqu’à avoir des gens qui parle parfaitement néerlandais). Mon niveau de finnois, on en parlera pas, je pense que vous supposé que j’étais plus que débutante… Francesco, il m’as souvent dit « je suis tombé amoureux de ton âme, vu le niveau de ton anglais ». Oui, je suis tombé en amour de son âme, la Finlande nous aura autant dépité que réuni. On vas partir pour l’Italie en juillet 2019, ou on vas vivre dans sa famille pendant environ 3 mois. Des hauts et des bas, dans cet univers italien, mais lui et moi, c’est l’osmose, on n’a jamais passé une journée ou nuit sans l’autre. Attaché tel que deux oiseaux inséparables. Francesco, on aurait pu ne jamais ce rencontrer, lui qui est attiré par les pays chauds et a voyagé pendant 7 ans dans des pays tropicaux, moi qui suis fascinée par le nord et qui a vadrouillé au Canada. Quoi de mieux que le cercle polaire pour rencontrer son amour ? Oui, ceux qui me connaissent me dirons « tu avais dis jamais un homme du sud », je tiens a préciser, il est du Nord, de l’Italie…

Des hauts et des bas, dans cet univers italien, mais une belle rencontre le 8 août 2019, Woody. Viens qu’il me dit, on vas aller voir à Ovada des petits bergers australiens, on est pas obligé d’en adopté un… Oui, oui… « Love, I want thisssss onnnne », le petit qui se cache sous les bancs et qui chasse les feuilles, et viens vers nous une feuille dans la gueule, fière de son trophée, tel un chasseur. Ok… On est tombé en amour de Woody… Pour la petite anecdote, woody s’appelle Sid sur son passeport, son caractère sournois en dit long, il s’est pris pour Woody pendant 1 mois, avant qu’on se rendent compte de l’échange de passport… Canaille !

Vers 2021

On est le 1 janvier 2021, je n’ai officiellement plus de contrat de travail. Mais tout vas bien, ma meute vas bien et je suis entourée d’amour…

Je n’ai jamais eu autant envie de créer et de partager mes divagations artistiques. Je n’ai jamais autant voulu me battre pour défendre la culture.

Cause perdue depuis la covid ? Je ne pense pas, je pense qu’on a jamais eu autant besoin d’elle. Que c’est elle qui nous fait respirer, rêver, sortir de notre routine,… C’est elle qui nous soutenu (secouru?) durant le(s) confinement(s). C’est elle qui remet le monde en question.

Maintenant, changeons les choses ! J’ai commencé en septembre un Master en Gestion Culturelle à l’ULB, car j’ai envie d’y croire. J’ai pas envie de tourner le dos à l’art, parce que c’est trop compliqué ? C’est trop facile, c’est trop important…

Aujourd’hui, je voulais partager une partie de cette lettre ouverte envoyée à mon ancien travail :

 » J’ai aimé l’opportunité qu’on m’a offerte, de pouvoir faire des animations artistiques avec des personnes en situation d’handicap. J’en ai appris énormément, cela m’a beaucoup plu. Si c’était à refaire, je le referais. Je pense que l’art a un réel intérêt dans la société, et ce serait dommage de le mettre de côté, que ce soi par manque de temps ou de budget. L’artiste et l’art, ont leur place dans le social, appelons cela « art thérapie » ou « animation socio-culturelle », ou autre, peu importe son nom. J’ai pu le remarquer dans mon travail, à quel point, l’art peut parfois libérer l’esprit, ouvrir à la communication, se débarrasser de ses anxiétés, … Je trouve dommage de passer à côté de cela. Et je ne pense pas que le matériel puisse remplacer l’artiste, ce serait dommage de penser que l’imprimante ou l’appareil photo, remplacera le photographe. C’est l’humain qu’il y a derrière qu’on a tendance à oublier. C’est celui qui a fait des études, qui veut faire partager son savoir. « 

Du Nord au Sud : « De la Finlande à l’Italie »

Il y a des hauts et des bas, le principal c’est de toujours se relever. Comme certains l’auront remarqué, j’ai quitter la Finlande et je suis actuellement en Italie. C’est une longue histoire, qui frôle le surréalisme… Tout ne c’est pas vraiment passé comme prévu. Si je laisse souvent mes émotions me submerger, je sais aussi reconnaître quand il n’y a plus de sens de se battre. Et quand les personnes en face de moi sensés m’aider, n’ont pas chercher à me comprendre et m’ont donné le mauvais rôle. J’ai donné le meilleur de moi même, même quand les nuits fut courtes… Je n’ai aucune rancoeur, ni regret, peut être de l’incompréhension. Mais les humains sont comme ça, pas toujours juste… Malgré tout, je me relève, ce sont des temps difficile que j’ai traversé, ce ne sont pas les premiers et sûrement pas les derniers. Une chose est sûre, une autre route s’offre à moi, visiblement ce n’était pas la bonne direction, me voilà en Italie, profiter du soleil pour se ressourcer… Le chemin a changé et d’autres opportunités s’offre à moi…

Day ? « On rentre pour mieux repartir… Finlande… Perds pas le Nord »

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J’avais prévu de rentrer en Belgique. De m’installer. Trouver un travail… J’avais même fait une liste de toute les choses que je pouvais mettre en place. Faire une spécialisation en art thérapie ? Faire un master ? Créer des livres de mes photos ?

Et c’était sans compter sur… La découverte du Corps de solidarité européen. J’avoue avoir pris le site un peu à la légere. Très mal fait. Pas très bien expliqué, pas tres compréhensible. Mais il se fait que je postule quand même à 18 offres (oui j’ai un peu craqué sur le coup). Il se fait que plusieurs projet me réponde. Lettonie, France, Italie… Et Finlande. En tout 4 organismes vont me sélectionné pour la Finlande… Comme si j’avais pas le choix. Je choisi Rovaniemi. Le projet commence donc le 1 avril… Et moi je pars labas le 1 mai… Waw. On est le 26 avril. et à l’heure ou j’écris ce texte, je n’ai pas vraiment le sentiment que je repars pour 11 mois.

Day 1 to Day 60 : « Bootmakers Workshop, Wincanton, UK : The middle of nowhere ».

La fin d’une aventure, le début d’une autre. Mon retour en Europe. »

Quelle sensation étrange… Me voilà assise dans un siège d’avion, coté hublot, direction Calgary, ensuite direction Londres… Direction l’Europe (ou le Brexit, au choix)… Le coeur serré, je quitte le Canada après huit mois à travers le pays. Triste et heureuse à la fois, mes émotions se bouleversent, se mélangent. Je ne sais pas quoi pensé, je fais le tri… Enfin j’essaye, c’est pas si simple. Je suis un peu anxieuse quant au Workaway en Angleterre. Ce site ne m’as jamais vraiment réussi. Mais j’ai envie de lui laisser encore une chance. J’ai envie de croire que ce sera différent… J’ai envie de croire que les gens sont toujours différents et qu’il ne faut pas faire de généralisation…

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J’ai participé à ce volontariat pendant deux mois. Je ne suis jamais restée aussi longtemps dans un même endroit, depuis des mois. Le projet s’appelle « Bootmakers Workshop ». Le travail assez diversifié consiste à s’occuper de la pizzeria, du café et du workshop. Le Workshop étant le projet principale. Un lieu de création pour enfant et adulte. Notre équipe se compose de 8 personnes de pays différents (Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, Argentine, Guatemala, Mexique, Espagne, Allemagne, Italie,…). On vit tous ensemble dans une vieille maison à 5 minutes à pied du travail. La cohabitation est pas toujours facile et les premiers jours seront un peu périlleux, le voyage en avion et le décalage horaire me pèse sur l’esprit. Avoir vécu si longtemps seule et me retrouvée d’un coup a devoir vivre et travailler avec une équipe, c’est compliqué. Ici je m’appelle définitivement Zowa.  Finalement, après tant de temps passé dans le Canada anglophone, je fini par m’y habituer. Et même apprécier cette version de mon prénom. Au Canada, j’étais face à l’océan, en Angleterre, me voilà maintenant face à une petite rivière. Le décalage est grand, la grisaille anglaise…

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Je n’ai pas vraiment grand chose à dire de ce volontariat. On peut dire, qu’il s’est bien passé dans l’ensemble. Que la première team était comme une famille. La deuxième était plus compliquée, plus dysfonctionnelle, plus jeune, moins solidaire. Interessante, mais trop différente de mes valeurs. Beaucoup de discutions interessantes sur les différences de culture. Beaucoup jeu de carte et de pictionnary (quoi de mieux pour apprendre l’anglais que faire deviner un mot donc tu n’es pas sur de la signification). J’aurais connu les différences de cultures, en passant des tacos à la lasagne. Je suis définitivement une « hard worker », ça aura du positif et du négatif, je deviens très polyvalente. « J’apprend vite, c’est vrai. Je n’ai pas de limite, c’est vrai aussi. Et j’ai compris ce qu’était le surmenage. » (j’ai appris à dire non…) Cette expérience de deux mois m’a permis de pouvoir m’exprimer en anglais, les débuts étaient rude, je parlais plus avec les mains qu’avec des mots. Les tentatives de mettre un accent anglais sur des mots français (étonnament cette technique marche dans 80% des cas). Maintenant ça y est, je comprends et je parle anglais… Ma honte est passée, dans un univers où personne ne parle, ni ne comprend le français, je n’ai pas eu d’autres choix que de m’adapter. Pas de place pour la honte quand tu as besoin de t’exprimer…

Divagations Wincantoniennes :

-Je ne pensais pas faire une overdose de pizza. j’ai plus envie de pizza pour les trois prochains mois au moins… Si pas plus.

-Me parler plus de kokodama, d’oeuf dragon, de tutu, de collage, de pompons. Tout ça c’est fini avant un moment…

-Un « day off » hors du temps : faire un pique nique en plein hiver dans une prairie avec les moutons. La visite d’un temple un peu trop mystique pour moi à Glastonbury (les sectes, c’est bon j’ai donné). Mais la ville en soi m’as bien plus.

-« You look so different » Les anglais curieux découvre un guatémaltèque.

-« You are a social butterfly ».

– Faire du stop direction Glastonbury, Wells, Bath. 

– Ce climat belge qui me manquait pas. « L’Angleterre c’est un peu comme le climat belge, non ? » Oui… Je suis effectivement pas venu pour ça…

https://bootmakersworkshop.wordpress.com (obligée de vous partager un de mes projets : le « site/blog » que j’ai créé pour le lieu pendant mon séjour…) 

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On est début mars, je rentre bientôt en Belgique, mon esprit à du mal à le concevoir, mais j’y pense non stop. Je suis en Angleterre depuis deux mois et une partie de moi est restée au Canada, elle n’est pas encore revenue. L’excitation et l’inquiétude se mêle, bientôt le retour au pays. Fin février, pleins d’angoisses de rentrer en Belgique sans réel projet, je vais postuler une vingtaine de volontariat sur « European Solidarity Corps ». A ma surprise le site marche mieux que ce que je ne pensais. Me voilà avec 4 entretiens vidéo. Moi qui n’avais pas de projets, voilà que la Lettonie, la France, l’Italie, la Finlande, l’Ukraine,… M’envoient des messages. Quatre projets en Finlande vont m’accepter, j’ai l’embarras du choix. Un projet se démarque, travailler pour un centre de jeunesse en Laponie.  J’accepte ce projet, heureuse mais incertaine. Je ne suis même pas encore rentrée chez moi que je repars déjà. On est le 5 mars et je viens de découvrir dans ma boite e-mail un billet d’avion pour Helsinki. Je pars le 1er mai 2019. Maintenant, c’est vraiment vrai. C’est la fin d’une aventure, mais déjà le début d’une autre… Quoi de mieux que la ville du Père Noël pour apprécier l’hiver ?! 

« Ah, je ne vous avais pas dit ? … Je pars en Finlande. »

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